March 31, 2008

March 29, 2008






Arjun, Marie, Soy, Sylvain & ...

March 28, 2008


Mujde avec Original folks en première partie de Keren Ann au noumatrouff de Mulhouse. BRAVO!

March 27, 2008


Here

I forgot to tell you, i'm having an exhibition next week:click here

March 26, 2008

March 25, 2008


Je ne veux même pas commencer à expliquer celui ci...


Fluidrock & the bubblebot

March 21, 2008

Le tricycle rouge

...Une fois bien rempli de pâte à pizza et de mozzarella buffala, nous nous sommes enfoncés dans les petites rues de Lecce pour faire l'ouverture d'un pub où l'on écoute principalement du Reggae. A défaut d'apprécier la musique hypnotique, répétitive et enfumée, j'ai regardé avec attention l'écran sur lequel passait en boucle les aventures de cultivateurs de cannabis dans un pays non identifié. C'était drôle de voir les réactions des clients du bar, les yeux exorbités devant de telles quantités de feuilles ou autre résine, l'eldorado organique, l'éden de la fumette, le paradis du fumeur de joint, devant eux. Chacun évaluait la durée approximative d'une telle réserve avec des larmes dans les yeux.
Quand j'étais petit je rêvais d'avoir des pistolets Playmobil par milliers, c'était devenu mon objet préferé. Il m'en fallait autant que possible. A tout prix. Je calculais tout en accessoires Playmobil, c'était devenu mon maître étalon. Eux, calculent la vie en grammes d'herbe; chacun son truc.
Aujourd'hui je calcule tout en knacks alsacienne ou en saucisses de Francfort.
Je ne vis pas avec mon temps.
Lassé d'un tel spectacle, alors que je m'apprêtais à partir, la porte d'entrée s'est lentement ouverte et la première chose à faire intrusion sur l'épais parquet fut une roue, puis des petits pieds emballés dans de jolies chaussures en cuir lustré et enfin, dans sa globalité est apparu un homme d'environ 77 cm sur un tricycle rouge d'enfant. Les cliquetis et les couinements se sont arrêtés et le véhicule s’est stabilisé au milieu de la pièce. Pile devant l’écran géant (là du coup, le terme écran géant ne relevait plus de la publicité mensongère). Nous nous sommes tous regardé discrètement, histoire de vérifier que cette vision n'était pas du à une hallucination individuelle causée par l'absorption massive d'images de feuilles de cannabis. Il existait vraiment. Seul, là en bas, dans son monde à lui.
Derrière ses grosses lunettes et sa casquette volumineuse très adaptée au thème de la soirée.
A l'aise dans un monde de géants, sur son tricycle rouge. A sa main pendait un parapluie; je m'imaginais le croiser un matin, au détour d'une ruelle, pédalant à toute allure avec son parapluie ouvert au dessus de sa tête. Quel personnage sympathique et étrange me suis je dit. Pourtant, impossible pour moi de lui adresser la parole. Mon italien est très limité, et lui commander une pizza, une bière ou lui demander s'il a bien dormi ne servirait pas a grand chose à ce moment là.
Je n'ai donc rien dit et je n'ai malheureusement pas pu le quitter du regard, je m'en voulais, les handicaps attirent toujours l'oeil, la curiosité. Ca ne doit pas être évident à vivre, toute cette attention de la part des autres humains aux proportions "normales" (enfin c'est vite dit)
Mon ami Diego m'a expliqué que cet étrange petit homme était là tout les soirs, mascotte de cette scène
alternative malgré lui. Il ne peut pas marcher parce que ses jambes ne supportent pas le poids du haut de son corps, alors il a choisi ce mode de transport pour pouvoir sortir et voir le monde. J'étais fasciné devant cette vie...et frustré de ne pas pouvoir apaiser cette curiosité humaine et avoir une conversation avec lui.
Au matin, après avoir passé la nuit la tête sur mon oreiller, les yeux fermés (jusque là rien de bien anormal), à chercher mon appareil photo perdu dans un aéroport colombien, avant qu’une bourse photo commence sur le tapis roulant des bagages (ha!). Je me suis rendu au café ou j'ai croisé les même personnes que la veille. Un homme d'environ 75 ans, sosie de William Burroughs dans ses dernières années, très classe dans son costume gris repassé dans les moindres détails, le cou serré dans sa cravate jaune, les chaussures vernies et resplendissantes. L'élégance italienne, le raffinement des tissus et des cuirs sur un seul homme. De l'autre coté du bar, les générations suivantes se bousculent, 2 pétasses à talons pointus et tarins géants s'agglutinent contre un trentenaire aux cheveux
longs et au costume trop large. Pire que sa cravate saumon, ses lunettes surdimensionnées qu'il ne retire sous aucun prétexte. C'est peut être mieux pour lui. Au moins il ne voit pas qui l'accompagne. Voilà pourquoi les italiens portent tous ces lunettes gigantesques ? Pour ne pas voir leurs compatriotes qui paradent telles des paupiettes emballées dans leurs ficelles de marque et recouvertes d'une mélasse parfumée et luisante. Ils ne peuvent pas être saouls tout le temps, les lunettes de soleil reste alors l'option la plus raisonnable pour les rencontres de jour.

Il est 10h. Je quitte tout ces jolis bonbons enrobés dans leur superficialité et j'attaque une nouvelle journée pendant que Don Camillo se retourne dans sa tombe.

March 15, 2008


Simon Simple


Dave Ordinary


Crocodildo


Nick'Roco


Steady Sham


PB XVI

March 14, 2008


Oli

March 13, 2008



Grace-El medano

"...There's no need for tears,
Cause there's no need to cry,
That love that you leave
Will never be denied,
This pain in my head,
Escaped from my heart,
No woman alive could touch who you were,

So bye bye Laura,
There's no one to take your place,
Bye bye Laura,
Your beauty will never fade..."

March 11, 2008


Crocodiles during the annual international botanical congress- March 2008

March 10, 2008


Simon Simple - March 2008

March 9, 2008

March 8, 2008

La décadence d'une société commence quand l'homme se demande : " Que va-t-il arriver ? " au lieu de se demander : " Que puis-je faire ? "

March 7, 2008

Le refuge des oignons.


Le réveil du téléphone portable sonne, comme chaque matin à la même heure, pourtant, ça fait longtemps qu’elle a les yeux ouverts.
Elle réveille les enfants pour les amener à l’école ou à la crèche. Elle passe devant le miroir et là, elle se voit. Toutes ces années où elle croisait ce reflet qui ne lui était pas familier, pourquoi regarder ce corps inconnu sans importance. C’était juste un reflet fantôme, un motif du papier peint ou un bibelot posé sur une étagère que l’on croise chaque jour sans vraiment noter son existence, rien de plus.
Elle a 30 ans aujourd’hui.
Et il se passe une chose exceptionnelle. Un moment qu’elle n’attendait plus.
Elle se voit.
Elle rentre son ventre, se met de profil, ferme les yeux. Elle a 16 ans,
ses seins sont dodus et fermes, ils poussent le tissu de son débardeur. Ses grands yeux ronds interrogent. Son jean coloré est a peine tendu par de petites fesses étroites. Ce jour là, jour de fête nationale, elle a rendez vous avec des sentiments qu’elle ne connaît pas. La bouche de sa vie s’est ouverte comme pour un bâillement, en grand, très vite, dans une longue inspiration, avant de se refermer d’un coup, brutalement, prenant au piège tout cet air..
Les découvertes lui font peur alors elle avance, timide, vers une vie qu’elle n’imagine pas encore.
Elle ouvre grand ses yeux fatigués.
Quand ses joues-ballons avaient éclos sur son visage, sa peau était plus tendue, on ne voyait pas cette ride qui sépare son front chaque jour un peu plus. A choisir, elle préfère avoir laissé ses kilos en rentrant dans sa salle de sport et récupéré des rides dans le casier des vestiaires en partant.
Elle est seule à présent.
Elle repasse devant le miroir, si longtemps ennemi et désormais allié. Elle déboutonne son sweat-shirt, baisse son pantalon, après quelques hésitations elle se retrouve nue devant son reflet, dans le couloir, une pile de vêtements amples à ses pieds. Elle pense à ces vies qu’elle aime tant et qui sont sorti de ce corps, elle constate rationnellement les dégâts. Doucement, avec sa main.
Elle se voit, et puis enfin, elle se regarde.
Ce regard qui, depuis longtemps, ne s’est pas attardé sur ses courbes sinon pour en constater le volume. Ce regard qui évalue, dévisage, envisage avant d’ordonner à la bouche une grimace ou une petite ouverture signe d’admiration.
Elle se jauge comme un étranger. Si elle arrive à se regarder, peut être qu’il y arrivera à nouveau, lui.
Nue, elle avance vers l’armoire au dessus de laquelle, dans un carton, sa robe noire l’attend depuis des années. Elle sait qu’elle peut la mettre aujourd’hui sans que les coutures ne sautent. Elle déchire l’épais scotch brun avec l’ongle de son index, elle la sort et la pose devant elle. Une jambe, puis une autre : le tissu oublié sur ses hanches, la fermeture éclair le long de son dos, elle est fermée, elle est dedans. Elle revoit toutes ces soirées qui défilent dans sa tête, pourtant elle ne meurt pas, elle revit. Enfin.
Elle sait qu’il va la regarder, elle ne portera que ça aujourd’hui, son corps et une robe. Elle se voit, elle s’observe, et elle éprouve un sentiment étrange. Un désir inconnu, comme si elle se voulait elle même, sa main s’égare un instant. Lui aussi il la désirera. C’est obligé.
Elle se sent bien.
Elle sort sur le palier accompagnée de sa nouvelle ombre. Elle gambade, sans destination précise, elle sent les regards des hommes et la jalousie des femmes. L’air frais passe entre ses jambes, son désir nu et humide la gêne, le ventre noué reprend son rôle. Elle a travaillé pour cet instant. A défaut d’autre chose, elle a baisé violement des machines métalliques pendant des mois, elle a souffert et vu les milliers de gouttes d’ 1 grammes quitter son corps une à une jusqu'à la rendre libre.
Elle marchera toute la journée, légère, cachée sous ses lunettes noires, elle et son double revenu du passé. Celui là même qui a oublié les années vécues par procuration, les obligations familiales, les vies qu’elle a créé qui attire plus l’attention qu’elle même, le sacrifice d’une existence pour en apporter plus au monde. Son double qui lui demande : Qui parle de toi ? qui te prend en photo ? qui prend de tes nouvelles ?
Elles sont là, à coté d’elle, tout le temps. Comme des membres, des organes satellites. Elles sont belles. Alors elle pouvait oublier sa propre apparence, se laisser aller. Comment rivaliser devant tant d’innocence et de beauté. L’image de la femme meurt quand la mère prend le relais.
Pourtant aujourd’hui, elle se sent vivre, elle a 30 ans, elle se voit, elle se regarde, elle se désire.
Il en fera autant.
Il est rentré ce soir, surprise, il ne devait pourtant pas être là avant vendredi. Les chambres sont animées, son bureau est allumé. Les filles sont là, il est passé les chercher. C’est parfait. Il va la voir, coller sa joue contre la sienne alors que sa main caressera ce ventre qui leur a donné tant de bonheur, il sentira sa petite toison, libre sous sa robe, et en esquissant un petit sourire surpris il la caressera en l’embrassant simplement « Tu es incroyable ».

Elle allume la lumière de la cuisine, elle attend, elle s’assoit, elle espère.
Une fille se met a pleurer. L’agitation envahit peu a peu le couloir, il rentre ne trombe dans la pièce.
« ben tu es là ? merde t’étais où ? elles ont faim là, je suis rentré plus tôt, j’a i tout mon dossier ici, je vais bosser tout le week-end – ben, c’est quoi ces fringues ? c’est carnaval ou quoi ? vas te changer, prépares à manger, on crève de faim et fais moi le plaisir de te changer» dit il en lui pinçant un bourrelet.

March 5, 2008

March 4, 2008

"c'est par la pensée qu'on aime vraiment qui on croit aimer; seule la musique achemine entre les corps ce qu'ils s'obstinent à s'arracher avec du plaisir ou des larmes"

player