October 22, 2006


8 commentaires:

Anonymous Sunday, October 22, 2006  

Quand en songeant ma folâtre j'acolle,
Laissant mes flancs sur les siens s'allonger,
Et que, d'un branle habilement léger,
En sa moitié ma moitié je recolle!

Amour, adonc, si follement m'affole,
Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d'un rivage étranger,
Non au sablon qui jaunoie en Pactole.

Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
M'a fait sentir ce faux recollement,
Changeant ma vie en cent métamorphoses!

Combien de fois, doucement irrité,
Ssuis-je ore mort, ore ressuscité,
Entre cent lis et cent merveilles roses!

Ronsard

merveilleuse Anne....

Anonymous Tuesday, October 24, 2006  

Jolie peau-hésie

. Tuesday, October 24, 2006  

Hééé, mais c'est MON mot, ça! Au voleur! Anonyme, tu mérites une fessée cul nu sur la place publique. Tel sera ton châtiment. Si, si.
(Alors que le premier commentaire n'est pas de moi : c'est simple, je HAIS Ronsard. Qu'il crève. Même s'il est déjà mort, certes.)

Anonymous Wednesday, October 25, 2006  

Contente-toi d'un point :
Tu es, je n'en mens point,
Trop chaude à la curée ;
Un coup suffit, la nuit,
L'ordinaire qui suit
Est toujours de durée.

De reins faibles je suis,
Relever je ne puis :
Un cheval de bon être,
Qui au montoir se plaît,
Sans un nouveau surcroît
Porte toujours son maître.

Le nombre plus parfait
Du premier un se fait,
Qui par soi se compose ;
La très simple unité,
Loin de la pluralité
Conserve toute chose.

Le Monde sans pareil
Ne porte qu'un Soleil,
Qu'une Mer, qu'une Terre,
Qu'une eau, qu'un Ciel ardent :
Le nombre discordant
Est cause de la guerre.


Ma mignonne, crois-moi :
Mon cas n'est pas mon doigt,
Quand je puis il me dresse ;
Tant de fois pigeonner,
Enconner, renconner,
Ce sont tours de jeunesse.

Mon cheveu blanchissant
De mon coeur va chassant
La force et le courage ;
L'Hiver n'est pas l'Eté :
J'ai autrefois été,
Tu seras de mon âge.

Hier, tu me bravas,
Couchée entre mes bras :
Je le confesse, Bure,
J'eusse été bien marri,
Au règne de Henri,
D'endurer telle injure.

Lors qu'un printemps de sang
M'échauffait tout le flanc
A gagner la victoire,
Bien dispos, je rompais
Huit ou neuf fois mon bois...
Maintenant, il faut boire !

Ne ressemble au goulu,
Qui son bien dissolu
Tout à la fois consomme :
Cil qui prend peu à peu
L'argent qui lui est dû,
Ne perd toute la somme.

Sois donc soûle de peu ;
De peu l'Homme est repu :
Celui qui, sans mesure,
Le fait et le refait,
Ménager il ne sait
Le meilleur de Nature.

Au lieu que l'inconstant
Jouvenceau le fait tant,
Trop chaud à la bataille ;
Demeurons plus longtemps,
Qu'un de nos passetemps
Quatre d'un autre en vaille.

Il faut se reposer,
Se tâter, se baiser,
D'un accord pitoyable
Faire trêve et paix :
Souvent, les petits mets
Font durer une Table.

Ne fronce le sourcil :
Si tu le veux ainsi,
Bure, tu es servie ;
Je veux, sans m'abuser,
En me jouant, user
Et non perdre la vie.


ne pas aimer Ronsard c'est ne rien comprendre a la litterature francaise

. Wednesday, October 25, 2006  

Mais je n'ai jamais eu la prétention d'affirmer y comprendre quoi que ce soit, contrairement à certain(e). ;-)

Eric Antoine Wednesday, October 25, 2006  

Ronsard m'emmerde!
Et je ne vois pas le rapport avec Anne.
Par contre Satinella, ne rien comprendre a la litterature francaise...ça, ça me fait marrer.
Merci.

Anonymous Sunday, October 29, 2006  

hey, on the right side, that's the girl from the encore cover? I like your portraits and povs, eric. keep it on.

_lars.

Anonymous Sunday, October 29, 2006  

hey, on the right side, that's the girl from the encore cover? I like your portraits and povs, eric. keep it on.

_lars.

player